À propos

Depuis plus de mille deux cents ans, le « GAGAKU » est joué à la cour impériale sans avoir changé de style, le « NOU » est un spectacle de danse spécifique, et le « KABUKI » est joué depuis l’époque Tokugawa. De nombreux instruments de musique japonais ont joué un rôle important dans ces spectacles traditionnels japonais.
Ces instruments sont joués sans que leur style ait évolué, et peu de nouveaux instruments sont fabriqués de nos jours. La plupart d’entre eux se transmettent de génération en génération depuis des centaines d’années.

Le monde des instruments traditionnels japonais est impénétrable, tant il est difficile de comprendre le savoir-faire artisanal de pointe qui les caractérise et les matériaux qui les composent, difficiles à trouver de nos jours. Les « Wagakki » ne sont pas seulement des instruments de musique, mais aussi un patrimoine culturel et des œuvres d’art.
« HYAKUNINDO » est une boutique fascinante qui propose de nombreux « wagakki » rares et qui, heureusement, entretient des liens étroits avec des professionnels spécialisés dans tous les types d’instruments.

 


« Noukan »

Un instrument à vent utilisé dans le « NOU » et le « KABUKI ». Il produit un rythme puissant sans mélodie, bien qu’il ait la structure d’une flûte. Il est également utilisé comme tambour lors des représentations.

D'environ 39 cm de long et 3 cm de diamètre extérieur, il est fabriqué à partir de bambou de couleur suie. Il comporte sept trous de tonalité alignés en ligne droite. Plusieurs couches de laque japonaise rouge sont appliquées à l'intérieur et à l'extérieur du « Noukan ». Le joint, l'embouchure et la partie du corps dépourvue de trous de tonalité sont recouverts d'une peau de cerisier plissée comme des cordes et laquée de laque noire japonaise. L'espace entre les trous de tonalité et le pourtour de l'embouchure ont été rabotés selon une technique traditionnelle.

Le « Noukan » est un instrument qui demande de la persévérance et qui, au fil des cordes, évolue pour produire un son plus riche à mesure qu’on en joue. Il atteint son plein potentiel cent ans après sa fabrication. Les joueurs professionnels de « Noukan » utilisent des instruments vieux de plusieurs centaines d’années pour leurs représentations.

« Kotsuzumi »

Un tambour utilisé dans le « NOU » et le « KABUKI ». Il est constitué d’un cadre en bois fin et central appelé « Kodoh », et de peaux fixées aux deux extrémités à l’aide de cordes appelées « Shirabeo ».
Son flexible, produisant différentes nuances de timbre. On tient les cordes « Shirabeo » de la main gauche et on pose le tambour sur l'épaule droite, puis on frappe la peau avec la main droite.
Le « Kodoh » est fabriqué à partir de bois de cerisier bien séché, et sa fabrication nécessite 40 étapes de travail. Bien que la lignée des artisans remonte à l’époque Muromachi (XIVe siècle), les meilleurs artisans sont apparus à l’époque Tokugawa (XVIIe siècle), lorsque le « NOUGAKU » est devenu populaire auprès du grand public.
La décoration en laque dorée « Makie » est réalisée par des artisans spécialisés appelés « Makie-shi ». Le « Makie », précieux et raffiné, a été conçu à l'époque Tokugawa. Il n'y a pas beaucoup de différence de taille entre les « Doh », qui mesurent 25 à 26 cm de long et pèsent environ 450 g. Chaque fabricant possède une expérience familiale pour creuser l'intérieur du « Doh ».
« Doh »
L'artisan laisse une « kanname », marque originale du couteau à graver, à l'intérieur du « Doh ». Elle témoigne généralement de la technique et de l'esthétique propres à la famille de l'artisan.

« Kawa »
Du cuir de cheval est fixé aux deux extrémités du « Doh », d’un diamètre d’environ 20 cm. On utilise traditionnellement du cuir provenant de la croupe des poulains. On enroule une peau de bambou autour d’un support en acier de forme ronde, puis on coud le cuir avec du fil. Le tout est laqué pour garantir une longue durée de vie. Un « Rou-kawa » en bon état, c’est-à-dire un cuir vintage ayant servi pendant plus de 150 ans, est très rare et très prisé. Le « Kawa » destiné au « Kotsuzumi » nécessite un entretien particulier afin d’être conservé à un taux d’humidité adéquat, et le musicien doit se prémunir contre les intempéries lors des représentations.
« Shirabeo »
Nom d’une lanière utilisée pour la fabrication du « Kotsuzumi ». Elle est plus fragile que le « Doh » ou le « Kawa », mais joue un rôle essentiel dans le son et le réglage. Une technique très particulière est nécessaire pour fabriquer un « Shirabeo » de la meilleure qualité, alliant une résistance et une souplesse uniques.

« Ohtsuzumi »

Semblable au « Kotsuzumi », il est plus grand et produit des notes très aiguës. On l’appelle aussi « Ohkawa ». Il a la même structure que le « Kotsuzumi », la différence réside dans la tension du « Shirabeo », qui est très serré. Le musicien le tient de la main gauche et le pose sur le genou gauche, puis frappe le « Kawa » directement avec la main droite.
« Doh »
Sa technique de fabrication est identique à celle du « Kotsuzumi » ; il mesure entre 28 et 29,5 cm de long et pèse environ 750 g. Une gravure décorative « Tsuba » orne le centre du « Doh ». Il comporte également un « Kanname », la marque du couteau à graver, tout comme le « Kotsuzumi ».

« Kawa »
Des lanières de cuir de cheval sont fixées aux deux extrémités du « Doh », d’un diamètre d’environ 23 cm. Elles sont très épaisses et ne sont pas laquées. Contrairement au « Kotsuzumi », il faut les garder très sèches pour produire une note extrêmement aiguë. Le musicien place l’« Ohtsuzumi » assemblé sur son support d’origine devant un « Hibachi », un brasero japonais à charbon, pendant environ deux heures avant le spectacle. En raison de son utilisation intensive, sa durée de vie est d'environ dix fois supérieure. C'est un aspect très intéressant par rapport au « Kotsuzumi », qui a besoin d'humidité et dure des centaines d'années.

« Shirabeo »
Comme pour le « Kotsuzumi », on utilise du fil de chanvre torsadé.

 

« MAIBATARAKI »

« KAKKO »

« GAKU »

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